Trois d’entre elles sont abordées ci-après : les sectes, le communautarisme, l’acceptation du fait musulman.
A la fin du XX° siècle est apparue la nécessité de mettre en place une législation spécifique pour lutter contre des mouvements sectaires dangereux.
Le 7 octobre 1998, le gouvernement français a créé une mission interministérielle de lutte contre les sectes qui regroupe tous les représentants des départements ministériels concernés. Celle-ci diffuse des informations sur les mouvements sectaires et favorise une action coordonnée des associations.
La loi du 12 juin 2001 vise à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l'homme et aux libertés fondamentales. Son vote ne fut point sans débats. D’une part une partie de l’opinion ne voyait pas la nécessité d’une nouvelle loi : elle estimait que l'arsenal répressif déjà développé était suffisant, mais qu’il fallait l'appliquer pleinement. D’autre part l’on se heurtait à la difficulté de définir les sectes et les comportements sectaires. Enfin se posait la question de lutter efficacement contre les dérives que connaissent certains mouvements sans heurter la liberté de croyance et la liberté d'association.
En effet ces mouvements opposent à leurs détracteurs, le principe de la liberté de conscience; ils se présentent comme des mouvements moraux, philosophiques ou religieux; ils empruntent aux religions des éléments de leurs motifs, de leurs règles ou même de leurs cultes. Ils cherchent ainsi à se placer sous la protection des principes de liberté de conscience et de culte, et plus généralement sous celle des droits de l'homme.
Aussi le législateur de 2001 va-t-il de manière assez classique tendre à la mise en œuvre du principe selon lequel toutes les croyances sont respectables, à condition qu'elles prennent place dans le respect de la loi. Traduit en terme de droit pénal : aucune croyance n'est coupable en elle-même, mais elle doit s'exercer dans le respect de la loi. Aussi la loi nouvelle ne vise-t-elle pas les sectes mais les associations ou groupements à caractère sectaire qui causent par leurs agissements délictueux, un trouble à l'ordre public ou un péril majeur pour la personne humaine ou la sûreté de l'Etat. Elle se base sur les incriminations, les plus souvent retenues dans les procédures pénales, à savoir :
Cette loi renforce d’une part la responsabilité pénale des personnes morales, d’autre part la procédure de dissolution civile.
1° des infractions pénales étendues
2° deux nouveaux outils