Un contrôle limité à la légalité
De la tutelle au contrôle
Le changement terminologique opéré par
la loi de 1982 a une traduction juridique.
Le contrôle de légalité s'oppose en trois points à
la tutelle qui pesait a priori sur les actes des collectivités locales
avant 1982 :
- il ne s'exerce que sur un nombre limitativement
énuméré d'actes (il n'est donc pas général) ;
- il porte sur des actes rendus exécutoires
; en cela il est un contrôle a posteriori ; le contrôleur
n'ayant pas le pouvoir d'annulation. Ce pouvoir est réservé
au juge administratif que l'autorité chargée du contrôle
a la capacité de saisir ;
- il est strictement un contrôle de légalité.
Ce contrôle ne peut ainsi porter que sur la légalité de l'acte ; il s'en suit :
- a contrario, ce ne peut être un contrôle d'opportunité ;
- les actes concernés s'insèrent
dans la hiérarchie des normes juridiques ; le préfet ne
peut que rechercher la conformité de l'acte à la règle
de droit ; s'il ne la trouve pas il met en œuvre les procédures
tendant au respect de cette hiérarchie ;
- le contrôle de légalité
s'exerce au regard de la seule légalité. Ainsi le préfet
ne saurait utilement se prévaloir au soutien de l'illégalité
d'un acte de la méconnaissance de clauses contractuelles de caractère
non réglementaire (application du principe selon lequel le juge
de l'excès de pouvoir n'est pas le juge du contrat) :
- C.A.A. Bordeaux, 30 novembre 1998, commune de Bordeaux, n°96BX1950.
Une omission ou une erreur dans les visa sont sans influence sur la légalité
d’un acte administratif (C.E. 5 avril 2002, SCP Patrick Coulon, n°221890).
Aussi le préfet ne saurait-il engager la procédure du contrôle
de légalité en invoquant un tel vice.
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- Voir : Les personnes concernées
- Les actes contrôlés - Les actes exclus -
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